TOMATE A L’AIL : TEXTE A L’INTENTION DE AIL, GROUPE DE REFLEXIONS ET ACTIONS AUTOUR DU PROJET DE LOI SUR LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE
« Bonjour tout le monde, Merci de faire circuler ce texte auprès des personnes invitées àcette rencontre.
A la suite des rencontres AMP de cet été à Frayssinous, des gens ontdécidé de se revoir pour continuer à réfléchir et agir ensemble autour
des questions relatives à l’enfance. Notre première rencontre s’est tenue
mi-décembre. “Tomate” est notre nom.
Des personnes de Tomate étaient également présentes à Frayssinous pourle bilan des discussions "anti-indus" qui a vu émerger l'idée de "Ail",
ainsi qu’à la réunion qui a repris cette idée lors des rencontres
sans-titre à St Julien.
Nous avons pris un temps lors de ce week-end pour se lire l’invitationà la réunion de fin janvier. Est-ce que “Tomate” avait envie de
rencontrer “Ail” en tant que groupe spécifique ? Si oui, de quelle
manière ?
“Ail” se propose de travailler autour du projet de loi sur laprévention de la délinquance. Une grande partie des mesures de cette
loi concernent directement les enfants, via leur prise en charge
collective par les parents, le personnel éducatif, le personnel
médical, le personnel judiciaire… Lutter contre cette loi, c’est
forcément (?) produire, tôt ou tard, la proposition d’une autre prise
en charge, d’autres façons de faire. Quels chemins prenons-nous collectivement
pour ne pas oublier cette préoccupation tout au long de nos luttes ? Ce
questionnement peut commencer au quotidien, au sein de nos rencontres collectives
éphémères; c’est un axe important de “Tomate” que de réfléchir et expérimenter
ensemble des pratiques de vie avec les enfants. Nous aimerions amener ces
questions-là à “Ail”…en vous précisant d’ores et déjà que nous amenons
surtout des questions et bien peu de solutions toutes faites !
Nous aimerions qu’une des conséquences de la prise en compte collectivedes enfants dans nos temps de rencontres soit que les gens qui vivent
avec des enfants osent enfin venir avec… au lieu de les laisser
systématiquement ailleurs, ou pire, de ne pas venir du tout !
Mais aussi, “prendre en charge” est-il toujours pertinent ? Despersonnes ont lutté et luttent toujours pour que les femmes dans leur
ensemble ne soient plus “prises en charge”, même d’une “bonne” façon,
mais aient accès à une vie autonome; dans quelles mesures devrions-nous
nous poser les mêmes questions pour les enfants (de 0 à 18 ans) ?
Une façon de n’en plus faire des objets de luttes “par-dessus leurstêtes”, mais de les inviter à partager ces luttes, serait pas exemple
d’imaginer des actions “multi-âges”, dont les buts et les modalités
seraient accessibles à tous. Une autre façon serait de “traduire” dans
un langage simple ce pourquoi nous nous réunissons et luttons. Encore
une autre façon serait de créer des conditions favorables pour
accueillir leurs paroles… Plein d’autres façons sont à imaginer !
Par ailleurs, nous sommes évidemment très intéressé-es par les thèmesévoqués par Ail. Par manque de temps, et parce qu'il faut bien se
concentrer sur quelque chose, nous n'en avons abordé q'un seul, après
lecture de l'invitation: celui de la psychiatrisation des enfants et des
réflexions/luttes antipsychiatriques plus généralement. On s'est dit qu'on
pouvait déjà apporter un peu de contenu sur ces sujets (questions,
réflexions, documents sur la psychiatrisation des enfants: ritaline,
hyperactivité, etc.)
Nous vous invitons à aller vous balader sur libre.metawiki.com, oùplein de choses intéressantes sont à glaner, dont les comptes-rendus
des rencontres de cet été et de mi-décembre, et plein de textes bien
nourrissants.
A bientôt!
Ecrire votre commentaire
Vous devez vous connecter pour pouvoir ajouter un commentaire.