EN FRANCE, L'ÉCOLE N'EST - PAS ENCORE TOUT-À-FAIT - OBLIGATOIRE ...
... Non plus,
puisque la loi de 1882 (et ses annexes, y compris les loi, décret et
circulaire de 98/99 renforçant les contrôles et les éventuelles
sanctions...) dit à peu près la même chose qu'en Angleterre, à savoir
que si l'instruction est obligatoire, "... elle peut être donnée soit
dans une école publique ou privée, soit dans les familles, par le père
de famille lui-même, ou par toute personne qu'il aura choisie". (3)
Théoriquement - et
pratiquement, dans la plupart des cas - la démarche, au plan légal, est
simple : une lettre, de préférence en début de scolarité ou d'année
scolaire, informant l'académie de sa décision, suivie d'un accusé de
réception qui peut être utile pour les prestations familiales. Cette
simple formalité accomplie, reste le plus important : imaginer,
construire et vivre l'aventure éducative.
Ce qui ne semble
pas tenter énormément de parents. En effet, même si cette possibilité
n'est pas rappelée tous les soirs au journal de 20 heures,
l'information est disponible. Sans remonter à la préhistoire, des
journaux (4), des émissions radio ou TV abordent chaque année ce sujet,
laissant de marbre des millions de lecteurs/trices, auditeurs/trices et
téléspectateurs/trices. Quant à l'opération "Arthur" dont les oeuvres
se sont vendues par palettes voici quelques années dans les
supermarchés, elle semble avoir eu aussi peu d'effet sur l'opinion que
le million d'exemplaires vendus de "Summerhill" pour la transformation
de l'école ou la création d'écoles de ce type en France.
Et il n'y a jamais
eu jusqu'ici, même aux époques et dans les milieux les plus
contestataires, et en dépit de chiffres fantaisistes circulant ça et
là, plus d'une centaine de familles françaises durablement résolues à
se passer d'école et à se regrouper, pour éviter les pièges mortels de
l'isolement, de l'improvisation et du découragement.
Les motivations et les pratiques étant à
peu près du même nombre, cela ne facilite pas les échanges ni les
regroupements durables et "représentatifs".
.
Car s'il arrive
parfois que des parents hésitent à se séparer de leurs enfants en bas
âge et pensent être en mesure de leur enseigner eux-mêmes les bases de
lecture, écriture et calcul au programme des petites classes, il est
extrêmement rare dans notre pays que l'expérience se poursuive au-delà
du niveau primaire.
D'autant plus
que dès la petite enfance, motivations et pratiques en matière de
non-scolarisation peuvent être parfois ambiguës ou incompatibles; de
très diverses, en tout cas, à radicalement opposées. Chez les uns,
souci de "laisser vivre" le petit enfant à son rythme, en refusant
d'entrer dans la course à la compétition-sélection censée conduire à la
Réussite; chez d'autres, initiation de l'embryon à l'anglais et du
nourrisson aux algorithmes selon les méthodes américaines,
éventuellement saupoudrées d'orientalisme, en vente dans les grandes
surfaces.
Pour certains, individualisme et
discrétion proche de la paranoïa, chez d'autres militantisme actif.
Rejet d'une école jugée trop médiocre - pas assez "catholique", pas
assez laïque, pas assez performante - pour l'avenir d'une progéniture à
laquelle on souhaite faire brûler les étapes, en la préservant d'une
dangereuse promiscuité.
Ou refus de l'école comme corollaire à
d'autres refus : des vaccinations, du lait en poudre, de la viande, de
la télé, du nucléaire, de l'armée, et d'un type de société.
La
"socialisation" étant l'argument le plus fréquemment utilisé à
l'encontre de la non-scolarisation, resterait à définir cette fonction
que l'école, outre l'instruction, est censée assurer.
S'il s'agit de dressage, d'accoutumance à
des attitudes de soumission et de passivité (par exemple, rester assis
des heures en silence, à faire semblant, même s'il ne se passe rien
d'intéressant), il est certain que la plupart des écoles, publiques
comme privées, ont rempli, et continuent de remplir ce rôle. Et ce
pouvait être à une époque une excellente préparation à certaines
carrières - notamment administratives - conduisant
aussi lentement que sûrement à la promotion et à la retraite. Mais,
restructurations aidant, c'est de moins en moins ce qu'on attend d'un
candidat à un poste dans la plupart des entreprises, publiques comme
privées.
S'il s'agit
d'initier dès son plus jeune âge un enfant à la "struggle for life", il
est vrai aussi, à voir l'ambiance de certaines cours de récréations,
cantines ou sorties d'écoles, que ce peut être efficace pour susciter
très tôt certaines vocations.
S'il s'agissait
par contre de permettre à un enfant de grandir, psychologiquement,
affectivement, spirituellement, socialement, autant que physiquement et
intellectuellement, en rencontrant des gens d'âges, cultures et milieux
divers, exerçant des professions et passions variées, il est évident
que l'école ordinaire, en fait de socialisation, peut très vite se
transformer en véritable ghetto : l'enfant n'y côtoie que des enfants
de son âge, de son niveau, et de sa catégorie sociale, sous la
responsabilité de professionnels pas toujours très au fait de ce qui se
passe en dehors. Et les informations sur la "vraie vie" risquent de ne
lui être apportées que par les écrans cathodiques pendant ou en lieu et
place des repas, jeux, conversations, et sommeil.
Si le choix de la
scolarisation ordinaire n'est la plupart du temps qu'un non-choix,
puisque celle-ci est encore souvent perçue comme une obligation ou une
fatalité, celui de se passer d'école n'en est pas toujours un non plus,
puisqu'il s'agit d'abord d'un refus.
Mais pour qu'il ne
reste pas un fantasme, un caprice, ou une revanche par procuration sur
sa propre scolarité, le refus doit nécessairement faire place à un
véritable projet, construit avec patience, persévérance et cohérence.
Il s'avère en effet que les expériences
de non-scolarisation, et donc aussi, et d'abord, les enfants concernés,
ne peuvent s'épanouir heureusement et durablement que lorsque cela
s'intègre naturellement, comme allant de soi, dans un mode de vie qui
soit l'incarnation d'un solide projet personnel dans un projet de
société, c'est-à-dire imprégnant chacun des mille petits gestes
quotidiens dans le domaine des rapports affectifs, sociaux, du travail,
de la santé, des loisirs; bref de tout ce qui fait, ou défait, la joie
de vivre. Celle de vivre en cohérence avec soi-même, ses intuitions,
convictions, et expériences, et dans le respect des autres, proches ou
lointains, quels que soient son - et leur - âge, diplômes, activités,
situation sociale ou géographique.
C'est sans doute pourquoi vivre une véritable alternative à l'école n'est pas plus facile - ni difficile ! - que construire et faire vivre une école réellement alternative.
(il s'agit d'une page du guide-annuaire des écoles différentes"
qu'on trouve également sur le site :
http://ecolesdifferentes.info/art21a.htm)
Commentaires
Pourquoi publier ce genre de commentaire merdique ? (ou alors avec un gros faux-nez rouge ??)
ça sonne comme du - bien signé ! - "Null".
Le texte original, ainsi que beaucoup d'autres (dont notamment de Christiane Rochefort et Catherine Baker) est disponible sur
http://ecolesdifferentes.info
... qui, trève de palabres merdiques, a mis récemment en ligne le texte complet de "Les enfants d'abord" et de "Insoumission à l'école obligatoire".
Et les remettra, à l'occasion.
En attendant/espèrant d'autres - vraies - "contributions" : 2 en 2 mois.....?!
oui... bah moi j'vais pas censurer ni les contributions ni les commentaires tant qu' y en a pas plus et meme si ça vole pas haut...
et donc
1)mon cher null je laisse ce genre de texte qui sous ses airs d'analyses offre un point de vue interressant
et
2)mon cher lui-même je laisse ce commentaire qui lui aussi a sa maniere tente d'exprimer un point de vue
et je suis d'accord pour plus de vraies contributions (et arretter enfin de faire du copier/coller) mais j'ecris super lentement et j'ai pas toujours acces a internet...
heu... voilà... j'espere quand même a bientot... et je suis content d'apprendre qu'y a des gens qui viennent sur ce site donc si vous voulez faire saturer les commentaires jusqu'a ce qu'on soit obliger de "modérer" allez-y sans modérations !!!
et... merci... :)
Et l'auteur attend sereinement - et depuis très longtemps ! - des arguments pour le définir "merdique".
Et tant qu'à faire, on pourrait indiquer son auteur et la source : il s'agit d'une page du guide-annuaire des écoles différentes"
qu'on trouve également sur le site :
http://ecolesdifferentes.info/art21a.htm
comportant pas mal de liens pour se faire une idée plus précise sur les réalités du "home schooling"
- à l'étranger = dans les pays où il est apparu et s'est considérablement développé depuis/en même temps que l'arrivée de Reagan et de Thatcher. et/mais sous des formes et pour des motifs .... extrêmement divers... et "discutables". Coïncidence ?
- en France, où il est en cours d'expansion, MAIS sous des formes et pour des motifs ... discutables. En même temps que le développement/expansion de certains courants politiques.
Coïncidence ?
Illustration :
<< un lien nécessaire:
http://www.lesenfantsdabord.org/ >> ??!!
Oui : pour aller voir ce qui se dit, jour après jour sur la liste de discussion.
Notamment des "signalements" de sites comme "sos education", "créer son école", sans réactions autres que favorables, voire carrément enthousiastes, y compris d'un membre du "Conseil".
Alors que ces sites sont notoirement, visiblement, animés par des "thèses" ultra-libérales et/ou d'extrême-droite. Suffit de suivre les liens !!!
A des années-lumière des "thèses" de Christiane Rochefort ("Les enfants d'abord"), et de Catherine Baker ("Insoumission à l'école obligatoire")
http://ecolesdifferentes.info/art7j.htm
Tout ceci (très brièvement) dit,
à toutes fins utiles,
pour les très-très éventuels visiteurs !
cf le nombre de visiteurs/causeurs sur les différentes pages de ce site ou chez indymedia nantes ou paris ....
à propos du "lien nécessaire" et des commentaires ci-dessus...
Pssssttt !
Avant de signer "pour la liberté de ... etc..."
un petit tour par ici :
http://caelumetterra.hautetfort....adien.html
Vous y découvrirez le lien pour signer la pétition, et la nature de nombreux "soutiens" enthousiastes à cette "cause",
dans les textes,
et la colonne de gauche :
des liens qui conduisent tout naturellement à "Présent", Radio-courtoisie, et même les évangéliques allemands (Home School Legal Defense Association - HSLDA).
Vous aviez pensé à vous mettre une pince à linge sur le nez ?
http://ecolesdifferentes.info/art21a.htm
http://ecolesdifferentes.free.fr/USFREVANGEL.htm
http://ecolesdifferentes.info/USCROISESHSEVANGEL.htm
Ecrire votre commentaire
Vous devez vous connecter pour pouvoir ajouter un commentaire.
obligatoire, obliquoi??? juste une croyance aux religions d'etats..
pourquoi publier ce genre de texte merdique (ou alors avec un gros chapeau??) ca sonne comme du auffrand un jour ou il est pas en verve et mal luné...
projet solide mon cul...
pour les enfants comme pour les soit disant adultes.. peut etre un seul mot s'il n'etait deja trahi...
laissez les vivre
lmaissons nous vivre..
let it be..